Economie locale

Ferme Delia à Michelbouch

Publié: 22/09/2026 - 11:52
Mis à jour: 28/09/2026 - 15:25
4 minutes

La ferme Delia, située à Michelbouch près de Vichten, est exploitée par la famille Delia depuis maintenant sept générations. Aujourd’hui, Marie-Lou et John gèrent l’exploitation avec leurs trois enfants, avec beaucoup de passion. Le contact direct avec leurs clients leur tient particulièrement à cœur. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils ont ouvert, il y a sept ans, un magasin à la ferme. Dans cette interview, ils nous donnent un aperçu de leur quotidien et de la vie à la ferme.

Que produisez-vous à la ferme?

Nous sommes avant tout une exploitation laitière. Nous élevons également des bovins à viande de race Aubrac. Nous cultivons du blé destiné à la production de farine ainsi que du blé dur pour la fabrication de pâtes, que nous livrons au moulin de Kleinbettingen. Nos poules élevées en plein air nous fournissent des œufs et, une fois par an, nous proposons également des poules à bouillir. Par ailleurs, nous produisons de l’électricité grâce à nos installations photovoltaïques et faisons distiller notre propre eau-de-vie.

Combien de personnes travaillent à la ferme?

Nous gérons l’exploitation à deux. Marie-Lou s’occupe des poules, des veaux, du magasin à la ferme ainsi que du travail administratif, tandis que John est responsable du gros bétail et des travaux dans les champs. Nos enfants et leurs partenaires viennent également régulièrement nous donner un coup de main.

Qui sont vos clients?

La totalité de notre lait est livrée à Luxlait. Nous avons également près de 400 clients particuliers qui reçoivent, trois à quatre fois par an et sur commande, des colis de viande. Le reste de la viande est commercialisé par l’intermédiaire de circuits professionnels. Quant à nos œufs, ils sont tous vendus directement dans notre magasin à la ferme.

Pourquoi la vente directe est-elle si importante pour vous?

Nous voulons rester proches de nos clients et leur permettre de découvrir un peu la vie quotidienne d’une exploitation agricole. Nos clients apprécient cette atmosphère personnelle et, de notre côté, nous essayons autant que possible de répondre à leurs souhaits.

À quoi accordez-vous une importance particulière dans votre production?

Notre première priorité est le bien-être de nos animaux. Nous tenons à ce que tout se déroule de la manière la plus naturelle possible. Si nos poules à bouillir sont parfois un peu plus petites, eh bien, c’est comme ça!

À quoi ressemble une journée de travail ordinaire à la ferme?

Nous nous levons vers 6 heures et commençons par organiser la journée. John s’occupe ensuite des vaches pendant que je fais le travail administratif. Après un café pris ensemble, nous poursuivons le travail dans l’étable et dans les champs.

À midi, nous mangeons ensemble, puis le travail reprend, soit dans l’étable, soit aux champs. Je passe également trois à quatre fois par jour au magasin, qui peut accueillir jusqu’à 30 clients au cours d’une journée.

Selon la saison et le travail à effectuer, notre journée se termine entre 19 et 22 heures. Le samedi, nous rattrapons ce que nous n’avons pas réussi à faire pendant la semaine, et le dimanche… ce qui n’a pas été fait le samedi ! Malgré tout, le dimanche est généralement un peu plus calme, même s’il faut bien entendu s’occuper des animaux et surveiller le magasin tous les jours.

Partir en vacances doit donc être compliqué?

Oui, effectivement. Si nous voulons partir, nous devons toujours trouver deux personnes capables de reprendre notre travail. Ces dernières fois, nos enfants et leurs amis ont pris le relais. Nous choisissons évidemment une période où il y a un peu moins de travail à la ferme. Mais nous ne partons généralement pas plus de trois jours par an.

À quels défis êtes-vous confrontés aujourd’hui en tant qu’agriculteurs?

Le travail administratif prend énormément de temps. Pour être constamment à jour, il faut facilement compter deux heures par jour.

Un autre grand défi est qu’il faut toujours être opérationnel, même lorsque l’on est fatigué ou malade. Avec l’âge, on le ressent évidemment de plus en plus. À cela s’ajoute le fait qu’il faut être prêt à faire face à toutes sortes d’imprévus : les caprices de la météo, les maladies des animaux, les fluctuations des prix… En tant qu’agriculteur, il faut toujours rester sur le qui-vive.

Malgré tout, vous ne changeriez de métier pour rien au monde?

Non, absolument pas. La ferme, c’est notre vie et nous faisons ce métier avec cœur et passion. C’est un beau sentiment de produire des aliments dont nous avons tous besoin au quotidien. Nous apprécions aussi énormément le fait de travailler beaucoup dehors, au contact de la nature. Et puis, être son propre patron a évidemment aussi son charme !

Contact

Ferme Delia
2, rue de Bissen
L-9173 Michelbouch
Tél. : 621 378 622

Magasin à la ferme
Paiement : Wero et espèces

Partager sur

Autres articles de la rubrique Économie

Economie locale

Wako

13/05/2026

Actualités Récentes