Musée de l'Ardoise

La Villa Rother au Musée de l'Ardoise

Publié: 06/08/2026 - 16:41
Mis à jour: 06/08/2026 - 17:06
15 minutes
Photo: Capsule

Le Musée de l'Ardoise de Haut-Martelange s'est enrichi d'une nouvelle attraction majeure. Après une vaste restauration, la Villa Rother ouvre désormais ses portes aux visiteurs et les plonge dans l'univers de l'ancienne famille propriétaire des ardoisières. Ce voyage dans le temps est rendu encore plus vivant grâce à l'exceptionnelle collection photographique de Nic Molitor, photographe de Bigonville, ami et associé d'August Rother.
Doris Thilmany, administratrice déléguée du Musée de l'Ardoise, et Patrick Diederich, architecte-conservateur à l'INPA (Institut national pour le patrimoine architectural), reviennent sur la réalisation de cet important projet.

Qu'est-ce qui était particulièrement important pour vous lors de cette vaste restauration?

Patrick: Pour nous, en tant que défenseurs du patrimoine, il est essentiel que les bâtiments historiques classés soient préservés pour les générations futures. Notre objectif est donc de conserver autant que possible les structures d'origine et de les restaurer dans le respect des principes de la conservation du patrimoine. L'aspect écologique joue également un rôle important. Personnellement, je suis convaincu qu'il faut éviter autant que possible de démolir et de jeter des éléments existants. Les éléments de construction de toutes les époques méritent d'être conservés, car ils font partie de l'histoire du bâtiment.
À la Villa Rother, nous avons par exemple découvert un linoléum historique datant du début du XXᵉ siècle, qui a pu être restauré avec soin. Une partie est aujourd'hui visible sous une vitre de protection, tandis que le reste est conservé sous le nouveau revêtement de sol afin d'en garantir la préservation. Les précieuses tentures murales en soie du salon et de la salle à manger ont également été restaurées par des spécialistes au terme d'un travail minutieux. Ces éléments témoignent de la richesse passée de la Villa Rother et sont désormais préservés pour les générations futures.

Pourquoi la Villa Rother est-elle si importante pour le patrimoine industriel et culturel du Luxembourg?

Patrick: La Villa Rother constitue un exemple typique de l'histoire industrielle des XIXᵉ et XXᵉ siècles. À cette époque, les patrons de l'industrie vivaient généralement sur leur site de production, mais dans des conditions bien différentes de celles de leurs ouvriers. Les inégalités sociales étaient omniprésentes et s'exprimaient également dans l'architecture : la vaste villa du propriétaire, construite avec des matériaux nobles, richement décorée et entourée d'un grand parc privé, contrastait fortement avec les habitations ouvrières. Depuis la terrasse du pavillon suisse, les propriétaires pouvaient observer confortablement le travail sur leur site industriel.

Au Musée de l'Ardoise, cette histoire sociale, qui rappelle par certains aspects les structures féodales d'autrefois, est encore particulièrement bien conservée, mieux que sur tout autre site industriel du pays. Nous avons la chance exceptionnelle d'avoir conservé non seulement la villa, mais aussi les bâtiments industriels — ateliers, fenderie, forge, cantine, bâtiments sociaux et administratifs — ainsi que les maisons ouvrières du Faubourg. L'ensemble permet encore aujourd'hui de visualiser clairement les différences sociales : la villa domine les habitations ouvrières et même le mur de soutènement séparant le parc de la propriété privée évoque une véritable fortification.

Quels ont été les principaux défis de ce chantier?

Doris: Pour moi, le principal défi consistait à raconter de nombreuses histoires différentes dans un espace relativement restreint. Chaque thème aurait mérité une présentation à part entière, mais les contraintes d'espace et les exigences liées à la protection du patrimoine ne le permettaient pas.
Nous avions beaucoup d'autres idées et de nombreux objets que nous aurions aimé exposer. Finalement, il a fallu définir un fil conducteur et raconter une histoire cohérente. Cela implique de faire des choix réfléchis, tant pour les objets présentés que pour la quantité d'informations et la longueur des textes.

Patrick: Comme Doris, je dirais que le plus grand défi a été de coordonner un très grand nombre de travaux dans un espace relativement limité. Plus de cinquante entreprises et bureaux d'études ont participé au projet. Durant les dernières semaines du chantier, plusieurs équipes travaillaient simultanément aux finitions. Coordonner et organiser l'ensemble de ces interventions a représenté un défi considérable, en particulier pour l'architecte et les ingénieurs du projet.

Qui était Nic Molitor et pourquoi son œuvre photographique est-elle si précieuse?

Doris: Nic Molitor était restaurateur et hôtelier à Bigonville. Il était non seulement une personnalité importante de son village, mais aussi une figure reconnue bien au-delà de la région. Né en 1872, il mena une vie exceptionnelle pour l'époque dans l'Oesling. À seulement vingt ans, il voyagea déjà en Amérique, effectua de nombreux déplacements dans les pays voisins et fut l'un des premiers habitants de la région à posséder un véhicule motorisé.

Sa véritable passion était toutefois la photographie. Il y a plus de 130 ans déjà, il immortalisait le quotidien dans l'Oesling avec son appareil photo. Grâce à son amitié avec August Rother, propriétaire des ardoisières de Haut-Martelange, il bénéficiait d'un accès privilégié au monde de l'industrie ardoisière et nous offre aujourd'hui un témoignage unique d'une époque et d'un univers rarement documentés.

Sa collection, composée d'environ 2000 négatifs sur plaques de verre et de près de 1000 tirages papier, constitue aujourd'hui un véritable trésor culturel. Il n'a pas seulement photographié sa famille, mais aussi la vie du village : les fêtes, les enfants qui jouent, les habitants au travail ainsi que Bigonville pendant les deux guerres mondiales. Ses photographies des ardoisières, des fendeurs d'ardoise et de leur travail revêtent pour nous une valeur tout à fait exceptionnelle.

Patrick: Pour l'INPA également, la collection Molitor est d'une valeur inestimable. Les nombreuses photographies de Nic Molitor constituent des témoins essentiels pour comprendre l'histoire de l'architecture et des villages de l'Oesling. Il a pratiquement tout documenté : de la construction du château d'eau de Perlé aux maisons avant et après la Seconde Guerre mondiale, dans une région dont nous possédons très peu d'images de cette époque.

Photo: Capsule

Comment le Musée de l'Ardoise est-il devenu propriétaire de cette exceptionnelle collection photographique?

Doris: C'est une belle histoire. Un bon collègue de mon village natal, Holtz, Romain Gaspar, est tombé sur les négatifs de Nic Molitor au cours de ses nombreuses recherches et publications. Avec Gréitchen Molitor-Schonckert, nièce de Nic Molitor, il a redécouvert cette collection dans son grenier.
Gréitchen est très connue dans la région. Beaucoup se souviennent encore de l'hôtel-restaurant Molitor à Bigonville ou de son restaurant à Flatzbour, qu'elle a dirigé pendant de nombreuses années. Lorsque j'étais étudiante, j'y ai moi-même travaillé, ce qui m'a permis de bien la connaître. Il y a déjà vingt-cinq ans, elle avait offert aux « Frënn vun der Lee » quelques tirages papier de Nic Molitor. Nous étions toutefois loin d'imaginer l'ampleur et la valeur réelle de l'ensemble de la collection.

Avec le recul, tout cela prend sens. Dans de nombreuses brochures et publications des anciennes communes de Perlé, Bigonville et Rambrouch, les photographies de Nic Molitor apparaissaient régulièrement, souvent sans que son nom ne soit mentionné. Lorsque nous avons pris conscience de l'importance de cette collection, nous avons réfléchi ensemble à la meilleure manière de la mettre en valeur, dans le respect des souhaits de Nic Molitor et de sa famille. Celle-ci souhaitait avant tout que ce patrimoine reste dans la région et continue d'y vivre. C'est ainsi que le Musée de l'Ardoise s'est imposé comme une évidence.

Photo: Collection Molitor

Y a-t-il une photographie qui vous touche particulièrement?

Doris: Il est difficile d'en choisir une seule. Ce qui m'impressionne toujours, c'est la qualité exceptionnelle et la netteté remarquable de ces photographies. Les portraits, en particulier, possèdent une profondeur extraordinaire. Les regards paisibles, la dignité et la présence qui se dégagent de ces personnes sont véritablement saisissants.

Et lorsque je les observe plus attentivement, je m'attarde souvent sur les détails. Les mains, par exemple. Posées calmement sur les genoux, elles racontent à elles seules toute une histoire. Ce sont de grandes mains puissantes, marquées par le travail et une vie difficile. Elles me rappellent toujours celles de ma grand-mère.

Je trouve que ce sont précisément ces photographies qui expriment quelque chose que les mots peinent à décrire. Elles parlent du soin apporté aux choses, du travail, des responsabilités, de la persévérance et d'une vie qui n'a pas toujours été facile. Aujourd'hui, nous sommes sans cesse en quête de nouvelles expériences et d'une meilleure qualité de vie. Pourtant, lorsque je regarde ces images, j'ai le sentiment qu'elles renferment davantage d'expérience de vie, de maturité et d'authenticité que la multitude d'instants éphémères que nous accumulons aujourd'hui.

Photo: Capsule

Qu'est-ce qui attend les visiteurs dans la nouvelle exposition permanente de la Villa?

Doris: Les visiteurs peuvent découvrir cette exposition de différentes manières. Au premier regard, il s'agit d'une fascinante exposition photographique, une véritable fenêtre ouverte sur l'Oesling entre 1900 et 1950.
Mais lorsqu'on prend le temps d'aller plus loin, on découvre bien davantage. On y fait la connaissance d'une femme qui, à seulement 35 ans, a repris la direction d'une ardoisière dans un univers exclusivement masculin. On y découvre également le quotidien des personnes qui travaillaient dans la villa et vivaient aux côtés de leurs employeurs, avec leurs habitudes et leurs petites manies. L'exposition met aussi en lumière les profonds contrastes entre la vie des propriétaires et celle des fendeurs d'ardoise, deux univers qui coexistaient sur un espace très restreint.

Les visiteurs découvrent également les débuts de la photographie et l'évolution des premières techniques photographiques. Enfin, la Villa elle-même raconte son histoire. Pendant près de deux siècles, elle n'a cessé d'évoluer et de se transformer. À elle seule, elle constitue déjà une pièce maîtresse de l'exposition.

Patrick: Outre cette exceptionnelle collection photographique, les visiteurs pourront découvrir une restauration exemplaire d'un bâtiment historique et s'immerger dans l'univers des propriétaires d'une grande industrie du début du XXᵉ siècle, jusque dans les pensées et les conversations les plus intimes du personnel de maison.

Pourquoi l'histoire de la famille Rother et les photographies de Nic Molitor se complètent-elles si bien?

Doris: Les destins d'August Rother et de Nic Molitor se sont croisés à de nombreuses reprises. Grâce à leur amitié, Nic Molitor bénéficiait d'un accès privilégié au monde des ardoisières et a immortalisé de nombreux moments de cette époque avec son appareil photo.
Par ailleurs, très peu de documents personnels de la famille Rother ont été conservés. Après le décès de Christiane Rother, la famille n'a plus eu de descendants directs et une grande partie de son histoire s'est perdue. Hormis quelques objets personnels et quelques photographies, il reste peu de témoignages directs.

En revanche, de nombreuses histoires se sont transmises de génération en génération dans la région. Ce qui est fascinant, c'est que les photographies de Nic Molitor viennent aujourd'hui confirmer visuellement bon nombre de ces récits. Elles donnent un visage aux personnes et une nouvelle dimension aux histoires.
C'est précisément ce qui rend cette exposition si particulière. Elle ne raconte pas seulement l'histoire d'une famille ou d'une industrie, mais avant tout celle des femmes et des hommes qui l'ont fait vivre. Je pense que c'est cela qui touche les visiteurs et rend cette exposition si vivante.

Pourquoi les photographies originales sont-elles conservées au Centre national de l'audiovisuel (CNA)?

Pour Gréitchen et sa famille, il était essentiel que la collection de Nic Molitor soit préservée et reste accessible aux générations futures. Le Musée de l'Ardoise était l'endroit idéal pour la mettre en valeur dans son contexte historique.
Parallèlement, nous collaborons avec le Centre national de l'audiovisuel (CNA) de Dudelange depuis les années 1990. Il a notamment numérisé nos interviews sonores d'anciens fendeurs d'ardoise et de leurs familles et conserve encore aujourd'hui les enregistrements originaux. Il était donc tout naturel de lui confier également cette collection.

Le CNA est la référence nationale en matière de conservation de négatifs sur plaques de verre. Il dispose d'espaces spécialement aménagés et d'infrastructures adaptées garantissant leur conservation dans des conditions climatiques optimales.
Depuis 2019, la collection y est conservée, nettoyée et entièrement numérisée. Grâce à l'ouverture de la Villa Rother, le public peut désormais la découvrir et la consulter au Musée de l'Ardoise. Les originaux sont ainsi parfaitement préservés tout en restant accessibles aux visiteurs.
 

Photo: Capsule

La Villa est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite?

Patrick: Comme toutes les administrations publiques luxembourgeoises, l'Institut national pour le patrimoine architectural (INPA) accorde une grande importance à l'accessibilité du patrimoine aux personnes à mobilité réduite. Les contraintes architecturales ne permettent malheureusement pas toujours d'apporter toutes les adaptations souhaitées. Là où cela est possible, nous réalisons les aménagements nécessaires en étroite collaboration avec les organismes spécialisés.

Les salles d'exposition de la Villa Rother sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. L'ancien vestiaire a également été transformé afin d'y intégrer des toilettes PMR.

Qu'aimeriez-vous que les visiteurs retiennent de leur visite de la Villa et des ardoisières?

Doris: J'aimerais qu'ils quittent le musée avec le sentiment que nous entendons très souvent : celui d'avoir fait un véritable voyage dans le temps. Haut-Martelange est une fenêtre ouverte sur le passé.

J'espère surtout qu'ils auront rencontré les femmes et les hommes qui se cachent derrière ce patrimoine, et qu'ils emporteront avec eux les histoires, les photographies, l'atmosphère et les émotions qu'ils auront découvertes. C'est précisément l'esprit de notre devise : « Une histoire vivante à vivre. » Si les visiteurs repartent avec ce sentiment, alors nous aurons atteint notre objectif.

Travaillez-vous déjà sur de nouveaux projets dont les visiteurs pourront bientôt profiter?

Doris: Un projet qui nous tient particulièrement à cœur, et sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années avec les Frënn vun der Lee, est la future exposition permanente dans l'ancien atelier de fendage « Spalthaus Johanna ».
Lorsque nous avons préparé l'ouverture de la mine souterraine entre 2019 et 2022, nous savions déjà qu'il ne serait pas possible d'y raconter toute l'histoire des ardoisières. Le souterrain doit avant tout offrir une expérience authentique. C'est pourquoi nous préparons une grande exposition permanente qui présentera toute la richesse de l'industrie ardoisière : de la géologie et de la minéralogie au développement des ardoisières au XIXᵉ siècle, sans oublier les aspects sociaux et culturels.

L'artisanat y occupera naturellement une place centrale. Nous souhaitons présenter notre collection d'objets, le travail des fendeurs d'ardoise ainsi que les nombreux métiers liés à cette industrie et le savoir-faire qui les caractérise.

Cette exposition viendra idéalement compléter la visite de la mine souterraine et des autres espaces du site. Les visiteurs pourront ainsi mieux comprendre non seulement les ardoisières elles-mêmes, mais aussi leur histoire, les hommes et les femmes qui y ont travaillé ainsi que le savoir-faire qui fait toute la richesse de ce patrimoine exceptionnel.

Patrick: Outre les travaux d'entretien du site, qui compte plus de vingt bâtiments historiques, nous avons déjà élaboré, avec le ministre de la Culture et le Musée de l'Ardoise, un plan directeur définissant les prochaines priorités.

Nous travaillons actuellement sur l'avant-projet détaillé d'un nouvel espace d'accueil avec boutique, qui sera aménagé dans l'ancienne menuiserie. Comme pour tous nos projets, nous privilégions une restauration douce, où les nouveaux aménagements se distinguent clairement du bâti historique.
Ce projet permettra d'améliorer l'accessibilité du site et de faciliter le fonctionnement quotidien du musée. Nous étudions également la création d'un petit restaurant afin que les visiteurs puissent passer une journée entière sur le site des ardoisières.

Le nouveau centre de documentation de la Villa Rother

Tobias Gieb est responsable du nouveau centre de documentation, dans lequel les visiteurs peuvent découvrir l’intégralité de la collection numérisée de Nic Molitor.

Tobias, qui a numérisé les milliers de photographies et de plaques de verre?

Tobias: Le musée ne disposait ni de l’espace nécessaire pour numériser et conserver correctement l’ensemble des photographies, ni des compétences techniques permettant de traiter et de numériser ces documents dans les règles de l’art. Les photographies et les plaques de verre, c’est-à-dire les originaux, ont donc été numérisées en haute qualité par le Centre national de l’audiovisuel (CNA) à Dudelange. Elles y sont également conservées et archivées dans des conditions appropriées.

Que propose le centre de documentation aux visiteurs intéressés?

Tobias: Le centre de documentation offre un accès numérique à l’ensemble de la collection de Nic Molitor, qui compte 3 669 photographies. Il permet ainsi un voyage de découverte à plusieurs niveaux.
D’une part, la collection offre un aperçu de l’histoire de notre pays, de nos traditions et des fêtes organisées dans les villages, mais aussi de la Seconde Guerre mondiale et des destructions qu’elle a causées dans l’ouest du Luxembourg.
Elle permet également un voyage géographique à travers Bigonville, Esch-sur-Sûre, le Mullerthal et les paysages naturels de notre pays, mais aussi parfois un peu plus loin à l’étranger, à Paris par exemple.
Lorsqu’on passe davantage de temps au centre de documentation et que l’on examine la collection plus en profondeur, on commence également à découvrir l’artiste Nic Molitor. La visite se transforme alors en voyage artistique : on découvre la technique photographique, mais aussi le regard très personnel que Nic Molitor portait sur ses contemporains et sur sa région, ainsi que son choix des motifs et ses mises en scène.

Comment peut-on accéder aux nombreuses photographies de Nic Molitor?

L’accès se fait uniquement sur rendez-vous. Un visiteur qui découvre l’existence du centre de documentation le jour même, après sa visite de la mine souterraine, ne pourra malheureusement pas le consulter immédiatement.

La procédure reste toutefois très simple : il suffit d’envoyer au préalable un courriel à info@ardoise.lu, en indiquant son nom ainsi que la date et l’heure souhaitées pour consulter la collection. L’un de mes collègues ou moi-même répondra ensuite afin d’organiser le rendez-vous.
Les visites peuvent avoir lieu en semaine ou le week-end, entre 8 h et 18 h, y compris le lundi, lorsque le musée est normalement fermé au public.
Autre avantage pour les visiteurs : l’accès est gratuit. Nous demandons simplement que les droits d’auteur soient respectés, notamment par l’ajout d’une mention associée à l’image. Nous expliquons précisément aux personnes intéressées ou aux chercheurs comment procéder lors de leur visite.
Avant ou après leur rendez-vous, les visiteurs peuvent naturellement découvrir la mine ou boire quelque chose au « Bopebistrot », lorsque la visite a lieu pendant les heures d’ouverture habituelles.

Quelles sont les prochaines tâches inscrites sur votre liste?

La collection Nic Molitor est désormais accessible au public, ce qui constitue déjà une avancée majeure. Il reste toutefois encore beaucoup de recherches et de travaux d’identification à réaliser à partir de ces photographies : où et quand chaque image a-t-elle été prise ? Qui sont les personnes représentées ?
Toute aide extérieure est donc la bienvenue, notamment celle des visiteurs qui viennent consulter les photographies. Peut-être que quelqu’un reconnaîtra sa grand-mère ou son grand-père sur l’une d’entre elles!

En plus de la collection Nic Molitor, nos archives doivent encore être étudiées et inventoriées : les documents de l’entreprise, les listes reprenant les noms des ouvriers et bien d’autres pièces encore.

Je me réjouis de pouvoir prendre le temps de me plonger pleinement dans ce travail, notamment en préparation de notre future exposition permanente consacrée à l’industrie ardoisière dans le Spalthaus.
 

Contact: 

Musée de l‘Ardoise
Haut-Martelange
(+352) 23 640 141
www.ardoise.lu

 

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